Guide créancier · Mis à jour 2026

Facture impayée : que faire pour récupérer votre argent ?

Un client ne règle pas votre facture impayée à l’échéance ? Vous n’êtes pas seul : en France, une défaillance d’entreprise sur quatre trouve son origine dans un impayé client. La bonne nouvelle, c’est que traitée à temps et avec méthode, la grande majorité des créances se récupère — et le plus souvent sans passer par le tribunal.

Ce guide vous donne la marche à suivre complète : relances datées, mise en demeure, recours amiables et judiciaires, délais de prescription, modèles de courriers et une calculette pour chiffrer exactement ce que votre débiteur vous doit. Et si vous préférez déléguer, RECOLIA recouvre vos créances depuis 1984, avec un principe simple : pas de recouvrement, pas de frais.

Confier ma facture impayée Calculer ce qu’on me doit
1984Cabinet fondé il y a plus de 40 ans
85 %des dossiers réglés à l’amiable
0 €si rien n’est recouvré (No Cure No Pay)

Ce que vous allez trouver ici

  1. Qu’est-ce qu’une facture impayée ?
  2. Étape 1 — Relancer efficacement
  3. Étape 2 — Les recours amiables
  4. Étape 3 — La mise en demeure
  5. Étape 4 — Les recours judiciaires
  6. Calculette : ce que votre client vous doit
  7. Délais et prescription
  8. Modèles de lettres à télécharger
  9. Ce que coûte réellement un impayé
  10. FAQ — vos questions

Qu’est-ce qu’une facture impayée ?

Une facture impayée est une facture émise et exigible qui n’a pas été réglée à sa date d’échéance. Elle se distingue du simple retard de paiement, où le règlement finit par arriver après relance. On parle donc de facture impayée lorsque le paiement n’intervient pas malgré vos démarches, et qu’il faut engager des actions spécifiques pour récupérer votre dû.

Identifier la cause dès les premiers jours conditionne toute la stratégie. En effet, on ne relance pas de la même façon un client distrait et un débiteur qui se dérobe.

Cause de l’impayé Signal typique Bonne réaction
Oubli ou désorganisation Facture égarée, changement d’interlocuteur, circuit de validation défaillant Relance courtoise immédiate. C’est la cause n°1, et la plus facile à résoudre.
Difficulté de trésorerie Le client ne conteste pas mais demande du temps Négocier un échéancier de paiement écrit et signé.
Litige commercial Prestation contestée, livraison jugée incomplète Résoudre d’abord le différend, documenter, puis relancer.
Mauvaise foi Silence organisé, promesses non tenues, coordonnées qui changent Escalade formelle rapide, puis judiciaire. Ne pas laisser filer.

Pourquoi agir vite change tout

Chaque semaine qui passe réduit vos chances de recouvrement. Par ailleurs, un impayé qui s’installe fragilise votre trésorerie et votre besoin en fonds de roulement. Le poste client représente en moyenne une part majeure du bilan des entreprises françaises. Laisser filer une facture impayée revient donc à financer votre client à vos frais — et parfois à retarder vos propres paiements par effet domino.

Le réflexe qui fait la différence : fixez-vous une règle interne écrite. Par exemple, toute facture non réglée à J+45 part automatiquement en recouvrement externe. Une règle automatique supprime l’hésitation commerciale, qui est le principal facteur de retard dans le traitement des impayés.
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Relancer une facture impayée : la méthode progressive

La relance est l’étape qui récupère la majorité des créances, à moindre coût et sans détériorer la relation commerciale. Le principe tient en un mot : la progressivité maîtrisée, du rappel courtois à l’avertissement formel.

J+1 à J+7

La relance cordiale

Un e-mail ou un appel, courtois et factuel : référence de la facture, montant, date d’échéance. Par exemple : « Sauf erreur de notre part, votre facture n°XXX, échue le [date], reste en attente de règlement. » Dans le cas d’un simple oubli, cette relance suffit le plus souvent.

J+8 à J+15

La relance ferme

Sans réaction, réitérez par e-mail doublé d’un courrier simple, avec copie de la facture et délai précis. C’est aussi le moment de proposer un échéancier formalisé par écrit si votre client évoque des difficultés. Notre processus de relance client détaillé reprend la séquence complète.

J+30

Le courrier recommandé

Dernier avertissement avant formalisation. Une lettre recommandée avec accusé de réception annonce qu’à défaut de règlement, vous engagerez une procédure de recouvrement. Le ton change : on quitte le registre commercial pour le registre contractuel.

J+45

Le passage en recouvrement externe

Au-delà, vos relances internes s’épuisent et perdent leur effet. L’intervention d’un tiers professionnel relance mécaniquement la pression, sans que vous ayez à dégrader vous-même la relation commerciale.

Les trois règles d’or de la relance

Traçabilité : conservez chaque échange, car ils constitueront vos preuves. Clarté : référence, montant et échéance dans chaque message, sans exception. Fermeté professionnelle : votre client d’aujourd’hui peut redevenir un bon client demain, mais la mollesse est lue comme une autorisation de ne pas payer.

En B2B, pensez systématiquement aux pénalités. Les intérêts de retard courent de plein droit dès le lendemain de l’échéance, sans mise en demeure préalable. De plus, chaque facture impayée ouvre droit à une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement (article L441-10 du Code de commerce, consultable sur Légifrance). Les mentionner dans vos relances renforce nettement leur poids. Voir aussi notre fiche intérêts de retard.
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Les recours amiables : négocier avant de poursuivre

Quand les relances ne suffisent pas, plusieurs leviers permettent encore d’éviter le tribunal. Ils sont plus rapides, moins coûteux, et ils préservent la relation commerciale.

L’échéancier de paiement

Face à un client de bonne foi en difficulté, fractionner la dette en mensualités contre engagement écrit permet de récupérer votre dû progressivement. C’est souvent préférable à tout risquer dans une procédure contre un débiteur impécunieux.

La médiation et la conciliation

En cas de litige sur la prestation, un conciliateur de justice (gratuit) ou un médiateur professionnel peut débloquer la situation. L’accord trouvé peut ensuite être homologué par un juge, ce qui lui donne force exécutoire.

La procédure simplifiée des petites créances

Pour les créances inférieures ou égales à 5 000 €, un commissaire de justice invite le débiteur, par recommandé, à participer à la procédure. En cas d’accord, vous obtenez un titre exécutoire sans passer devant le juge.

Le recouvrement amiable externalisé

Confier le dossier à un cabinet spécialisé change la donne. En effet, l’intervention d’un tiers professionnel crédibilise votre démarche et matérialise l’escalade, tout en restant dans le champ amiable. Chez RECOLIA, cette phase combine relances multicanales, négociation humaine et outils digitaux : portail de paiement en ligne Recouv’Pay pour le débiteur, suivi de vos dossiers en temps réel sur WebInfo, échanges centralisés via Recouv’Link et reporting Reco’Smart. Pour aller plus loin, consultez notre guide complet du recouvrement amiable.

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La mise en demeure : le tournant formel

La mise en demeure est la lettre qui fait basculer le dossier. Vous avertissez officiellement votre débiteur qu’à défaut de paiement sous délai, vous engagerez des poursuites. Adressée en recommandé avec accusé de réception, elle produit des effets juridiques précis (articles 1344 à 1344-2 du Code civil) :

  • elle fait courir les intérêts moratoires pour les créances civiles, au taux légal, sans avoir à justifier d’un préjudice (art. 1344-1 C. civ.) ;
  • elle constitue le préalable obligatoire à la résolution du contrat et au jeu d’une clause pénale (art. 1224 à 1226 et 1231-5 C. civ.) ;
  • elle constitue la preuve de votre volonté d’obtenir le règlement, socle de toute procédure judiciaire ultérieure.

Pour être valable, elle doit mentionner l’identité complète du créancier et du débiteur, la référence précise de la facture (numéro, date, montant), le délai accordé (8 à 15 jours en pratique), la mention explicite « mise en demeure » et l’avertissement des poursuites à défaut de paiement.

Dans la majorité des cas, ce courrier suffit à déclencher le paiement. S’il reste sans effet, il aura de toute façon préparé juridiquement l’étape suivante.

Erreur fréquente : envoyer une mise en demeure sans avoir vérifié la solvabilité du débiteur. Un courrier comminatoire adressé à une société déjà en procédure collective ne sert à rien. Un contrôle préalable sur Pappers ou Infogreffe prend deux minutes et oriente toute la suite du dossier.
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Les recours judiciaires : contraindre au paiement

Quand l’amiable a échoué, la justice permet d’obtenir un titre exécutoire, c’est-à-dire la décision qui autorise l’exécution forcée. Trois voies principales s’offrent à vous.

Procédure Quand l’utiliser Délai indicatif Contradictoire
Injonction de payer Créance certaine, liquide, exigible et non contestée Quelques semaines Non (requête sur pièces)
Référé-provision Urgence, créance non sérieusement contestable Quelques semaines à 2 mois Oui, audience rapide
Assignation en paiement Créance contestée, litige de fond Plusieurs mois Oui, débat complet

L’injonction de payer reste la procédure reine pour les factures non contestées. Une requête sur pièces est déposée au greffe : tribunal de commerce en B2B, tribunal judiciaire en B2C. Si le juge fait droit à la demande, l’ordonnance est signifiée au débiteur par commissaire de justice. Sans opposition de sa part sous un mois, elle devient exécutoire.

Une fois le titre obtenu, le commissaire de justice (ex-huissier) met en œuvre l’exécution forcée : saisie-attribution sur compte bancaire, saisie des rémunérations dans la limite de la quotité saisissable, ou saisie-vente des biens.

Ordres de grandeur des coûts : frais de greffe d’environ 35 à 40 € au tribunal de commerce pour une injonction de payer, signification par commissaire de justice, puis honoraires d’avocat le cas échéant. Notre analyse détaillée du coût d’une injonction de payer chiffre chaque poste. Une partie de ces frais peut ensuite être mise à la charge du débiteur par le juge.

Le bon réflexe avant toute action judiciaire

Évaluez systématiquement le rapport entre le montant de la créance, la solvabilité réelle du débiteur et les frais à engager. Un titre exécutoire contre une coquille vide ne vaut rien. C’est précisément l’analyse que mène RECOLIA en amont : notre service Procédure+ ne déclenche le contentieux que lorsqu’il a de réelles chances d’aboutir, et nos enquêtes de solvabilité permettent de le vérifier avant d’engager le moindre euro.

Calculette : combien votre client vous doit-il vraiment ?

Beaucoup d’entreprises réclament le montant de la facture et rien d’autre. Or, en B2B, vous êtes en droit de réclamer bien davantage. Renseignez quatre champs pour obtenir le montant total exigible, votre échéance de prescription et l’action recommandée.

Celui de vos CGV. À défaut de clause, le taux supplétif B2B est le taux directeur BCE majoré de 10 points — à vérifier sur banque-france.fr.

Délais et prescription : combien de temps pour agir ?

Passé le délai de prescription, votre créance devient juridiquement irrécouvrable. La règle générale est de 5 ans à compter de l’échéance de la facture, tant pour les créances commerciales (art. L110-4 du Code de commerce) que civiles (art. 2224 du Code civil). Cependant, plusieurs secteurs connaissent des délais nettement plus courts.

Type de créance Délai Base légale
Créance commerciale entre professionnels5 ansArt. L110-4 C. com.
Créance civile (droit commun)5 ansArt. 2224 C. civ.
Professionnel envers un consommateur2 ansArt. L218-2 C. consom.
Assurance (primes, indemnités)2 ansArt. L114-1 C. assur.
Télécommunications1 anArt. L34-2 CPCE

La prescription est interrompue, et repart donc de zéro, dans trois cas seulement : une reconnaissance de dette du débiteur, même un paiement partiel ou un simple e-mail (art. 2240 C. civ.), une demande en justice, même en référé (art. 2241), ou une mesure conservatoire ou d’exécution forcée (art. 2244). Contrairement à une idée très répandue, une simple mise en demeure ne suffit pas — sauf régimes spéciaux, notamment en assurance (art. L114-2 C. assur.).

Exemple concret : une facture commerciale échue le 30 septembre 2021 se prescrit le 30 septembre 2026. Si vous approchez de cette date, une mise en demeure ne vous protégera pas : seule une action en justice, ou une reconnaissance de dette obtenue du débiteur, remet le compteur à zéro. Autrement dit, à six mois du terme, il faut assigner, pas écrire.

Et si le débiteur est définitivement insolvable ?

En cas de créance irrécouvrable, RECOLIA émet un certificat d’irrécouvrabilité qui vous permet de récupérer la TVA reversée. Une facture impayée ne doit jamais vous coûter, en plus du principal, la TVA que vous avez avancée au Trésor public.

Enfin, si votre client fait l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire, vous devez déclarer votre créance au passif dans les 2 mois suivant la publication du jugement d’ouverture au BODACC, sous peine de forclusion. Ce délai est bref et il ne se rattrape pas.

Modèles de lettres prêts à l’emploi

Un courrier bien construit règle souvent le dossier à lui seul. Nos trois modèles couvrent la séquence complète, du rappel courtois à l’ultime avertissement avant procédure.

Modèle 1 — Relance amiable par e-mail

Le premier rappel, à envoyer entre J+1 et J+7. Ton courtois, formulation qui laisse la porte ouverte à l’erreur de bonne foi.

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Modèle 2 — Relance ferme (J+30 à J+45)

Le courrier qui change de registre : rappel des pénalités de retard, délai impératif, annonce de l’étape suivante.

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Modèle 3 — Mise en demeure (J+60)

La lettre recommandée qui fait courir les intérêts moratoires et prépare juridiquement l’injonction de payer.

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Fiche — Les bons réflexes face à un client qui ne paie pas

La check-list opérationnelle à afficher au service comptable.

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Simulateur DSO Excel

Mesurez votre délai moyen d’encaissement et l’argent immobilisé dans votre poste client.

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Fiche balance âgée

Structurez le suivi de vos créances par ancienneté pour ne plus jamais découvrir un impayé trop tard.

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Ce que coûte réellement une facture impayée

Au-delà du montant lui-même, un impayé pèse trois fois sur votre entreprise.

D’abord le coût de trésorerie : découvert bancaire, financement du besoin en fonds de roulement, opportunités d’investissement manquées. Ensuite le coût de gestion : le temps passé en relances, en suivi et en procédures est du temps pris sur votre activité productive. Enfin le coût du risque : effet domino sur vos propres paiements fournisseurs, fragilisation durable pouvant aller jusqu’à la défaillance.

C’est ce triple coût qui justifie deux réflexes. Premièrement, traiter vite chaque facture impayée. Deuxièmement, externaliser dès que vos relances internes s’épuisent — d’autant plus facilement que le modèle RECOLIA est au résultat : vous ne payez qu’un pourcentage des sommes effectivement récupérées.

Vous voulez chiffrer l’effort commercial qu’il vous faudrait pour compenser un impayé ? Notre calculette de chiffre d’affaires compensatoire donne le résultat en une ligne — et il est généralement plus parlant que n’importe quel argumentaire.

Pourquoi confier vos factures impayées à RECOLIA ?

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Une facture impayée près de chez vous

Nos équipes interviennent partout en France, avec des implantations et des correspondants locaux. Le recouvrement d’une facture impayée à Lille ne se conduit pas exactement comme à Nice : tissu économique, usages de paiement et juridictions diffèrent.

Amiens Lille Paris Rouen Nantes Montpellier Nice La Réunion

FAQ — vos questions sur les factures impayées

Qu’est-ce qu’une facture impayée ?

C’est une facture exigible qui n’a pas été réglée à sa date d’échéance et dont le paiement n’intervient pas malgré les relances. Elle se distingue du simple retard de paiement, où le règlement finit par arriver spontanément.

Comment obliger un client à payer sa facture ?

Commencez par des relances progressives par e-mail puis par courrier, ensuite adressez une mise en demeure en recommandé. Si le paiement n’intervient toujours pas, une procédure judiciaire permet d’obtenir un titre exécutoire : injonction de payer pour une créance non contestée, assignation en cas de litige. Le commissaire de justice peut alors contraindre légalement le débiteur, au besoin par saisie.

Comment se faire payer une facture impayée sans passer par le tribunal ?

La grande majorité des impayés se règle à l’amiable : relances méthodiques, négociation d’un échéancier écrit, médiation en cas de litige, ou intervention d’un cabinet de recouvrement. L’arrivée d’un tiers professionnel crédibilise la démarche et suffit très souvent à débloquer le paiement, sans procédure ni frais de greffe.

Quel est le délai pour réclamer une facture impayée ?

Cinq ans à compter de l’échéance dans le cas général, pour les créances commerciales comme civiles. Certains secteurs ont des délais plus courts : deux ans pour un professionnel réclamant à un consommateur et en assurance, un an en télécommunications. Attention : une mise en demeure n’interrompt pas ce délai en droit commun. Seules une reconnaissance de dette du débiteur, une action en justice ou une mesure d’exécution forcée le font.

Combien coûte le recouvrement d’une facture impayée ?

En amiable avec RECOLIA, rien n’est facturé si rien n’est récupéré : c’est le principe du No Cure No Pay. La rémunération est un pourcentage des sommes encaissées, selon un barème progressif transparent. En judiciaire, comptez les frais de greffe (environ 35 à 40 € pour une injonction de payer au tribunal de commerce), la signification par commissaire de justice, puis les honoraires d’avocat le cas échéant. Une partie de ces frais peut être mise à la charge du débiteur.

Puis-je facturer des pénalités de retard sur une facture impayée ?

Oui, et c’est même de plein droit en B2B. Les intérêts de retard courent dès le lendemain de la date d’échéance, sans mise en demeure préalable, au taux prévu dans vos CGV ou, à défaut, au taux directeur de la BCE majoré de dix points. S’y ajoute une indemnité forfaitaire de 40 € par facture pour frais de recouvrement, prévue à l’article L441-10 du Code de commerce.

Quels sont les risques si je ne fais rien ?

La prescription finit par éteindre votre droit d’agir. Entre-temps, chaque mois réduit vos chances de recouvrement : dégradation de la situation du débiteur, disparition, ouverture d’une procédure collective. Sans oublier le coût de trésorerie que l’impayé fait peser sur votre propre entreprise, mois après mois.

Que faire si mon client est en redressement ou liquidation judiciaire ?

Vous devez déclarer votre créance au passif auprès du mandataire judiciaire dans les deux mois suivant la publication du jugement d’ouverture au BODACC, sous peine de forclusion. RECOLIA prend en charge ces déclarations et, si la créance s’avère irrécouvrable, émet le certificat d’irrécouvrabilité permettant de récupérer la TVA.

Faut-il relancer une facture impayée par e-mail ou par courrier recommandé ?

Les deux, mais pas au même moment. L’e-mail convient parfaitement aux premières relances : il est rapide, traçable et non agressif. Le recommandé avec accusé de réception devient indispensable à partir de la mise en demeure, car il constitue la preuve de réception à date certaine, qui vous servira devant le juge.

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